Le rapport que le ministère de la Santé doit chaque année aux parlementaires afin d’éclairer leurs décisions relatives au PLFSS le dit : le secteur privé perd des parts de marché en faveur du secteur public. Alors que notre activité progressait de 1,2% entre 2010 et 2011, celle de l’hôpital progressait quant à elle de 2,5% ; ces tendances se retrouvant dans l’évolution du volume économique. C’est sur le terrain de la chirurgie, suivi des soins palliatifs que la combativité de l’hôpital s’exerce le plus férocement. Vigilance rouge. Le rapport ministériel précise par ailleurs que l’écart facial des tarifs entre les deux secteurs public et privé s’établit en 2012 à 21%. Rappelons que les comptes des hôpitaux ne seront certifiés qu’en 2016… d’ici là, le coût supplémentaire pour la collectivité, généré mécaniquement par le transfert de parts de marché du privé vers le public, plus onéreux, aura fait son œuvre. Dommage que Louis Gallois ne se soit pas intéressé à notre secteur car nous aurions été sans nul doute ses « chouchous ». Enfin, l’avenant n° 8 au coeur des négociations conventionnelles des médecins cristallise toutes les oppositions et alimente plus que jamais les débats. La FHP-MCO soutient l’arrêt d’activité des praticiens qui démarrera le lundi 12 novembre à l’appel aujourd’hui de presque vingt organisations ou syndicats.

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  1. Samedi 10 novembre 2012 à 20:00, par: Chirurgie myopie presbytie

    Nos intérêts sont convergents puisque nous n’existons pas les uns sans les autres. Les chirurgiens ont besoin de cliniques et de plateaux techniques pour opérer et les cliniques ont besoin de chirurgiens pour exister. L’avenant n°8 porte en lui les germes de l’extinction de la médecine et surtout de la chirurgie libérales, car la ministre ne cache même pas son intention de « mettre la pression » sur les dépassements d’honoraires. L’aveuglement de cette politique ne lui permet même pas de comprendre que la disparition de la médecine libérale ne devrait pas, en toute logique, améliorer les conditions d’accès aux soins alors que c’est derrière ce faux prétexte que se cachent les motivations de nos gouvernants.

  2. Mardi 20 novembre 2012 à 22:16, par: Chirurgie myopie presbytie

    Les choses s’accélèrent avec l’introduction de mesures favorisant la constitution de véritables réseaux de soins, qui représentent une source d’économies énormes pour les mutuelles et les assurances privées, sous le prétexte démagogique de diminuer le « reste à charge » des patients. Avec l’avènement à venir de ces réseaux, sous l’e regard complaisant des pouvoirs publics, la liberté de choix de son médecin vit sans doute ses dernières années.

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