Aux pendules de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, l’heure est grave. Les comptes sociaux sont en train de déraper. Le déficit atteindra 5,5 milliards d’euros en 2017, c’est-à-dire 1,3 milliard de plus que prévu. La branche maladie affiche pour sa part un déficit de 4,1 milliards au lieu des 2,6 annoncés (4,8 milliards en 2016). La publication des comptes de la Sécurité sociale est le premier acte de la campagne tarifaire.

Si aucune grande réforme ne se profile en 2018, une quatrième année de fortes économies est annoncée. Elle semble s’inscrire dans la même lignée que le plan triennal qui vient de s’achever. À titre d’exemple, la Cour des comptes préconise 600 millions d’euros d’économies sur la chirurgie ambulatoire et 900 millions sur la dialyse ! La politique aveugle du rabot n’est manifestement pas derrière nous.

Reste l’information majeure du rapport de la Sécurité sociale : les dépenses des cliniques « sont proches de l’équilibre », c’est-à-dire que nous avons collectivement respecté l’enveloppe fixée par la loi. Bons élèves nous le sommes et le restons ! De son côté, l’hôpital public, qui a réalisé un dépassement de 150 millions d’euros, se voit annuler des crédits DAF et MIGAC afin de compenser une partie du dépassement et de respecter l’enveloppe.

La FHP-MCO travaille tout l’été, elle suit pas à pas ces annonces, et œuvrera au respect d’une politique fondée sur la cohérence, l’équité et la transparence. Souhaitons que cette campagne tarifaire soit plus pertinente que les précédentes et n’utilise pas les mêmes vieilles mauvaises recettes.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

 

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