Nous partageons avec les Bretons, les transporteurs, les agriculteurs, etc. le même sentiment d’injustice. En revanche, nous n’avons pas de tracteurs ! Le gouvernement est prompt à la reculade mais sur le PLFSS, les députés tiennent la ligne et refusent le pas en arrière que réclame notre amendement contre la dégressivité des tarifs. Toutefois, le jeu n’est pas fait car les cartes passent encore dans les mains des sénateurs. L’adoption du paragraphe III de l’article 33 est susceptible de remettre en cause le fondement de la T2A – un acte, un tarif – alors que même la deuxième réforme en cours de ce mode de financement conserve intact ce principe. De plus, la collection de contrôles des volumes est déjà complète avec la mise en œuvre des CPOM et du coefficient prudentiel. Les garde-fous sont donc en place et fonctionnent. A l’heure du choc de simplification promis, quel est le message politique ?
Un cap a toutefois été tenu et une parole honorée : la ministre de la Santé a annoncé le dégel du coefficient prudentiel ou correcteur. Cet outil bien mal nommé n’a rien trouvé à corriger dans notre secteur privé car nous avons sous-exécuté notre enveloppe, et ce à maintes reprises. En plus de nous restituer les sommes préemptées, il faut en tirer des conséquences pour les augmentations tarifaires au 1er mars 2014. Notons que 200 millions d’euros de sous-exécution, signifie tout de même 2,5% d’augmentation tarifaire ! Retenons que les engagements ont été respectés de part et d’autre, c’est un point qui participe à la reconstruction de la confiance après la visite de la ministre à l’Hôpital Privé de Trappes en juillet dernier. Toutefois, même en période de dégel, nous restons en vigilance météo orange car, entre confiance et méfiance, ma raison balance.

 

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