Mais où le président Hollande va-t-il trouver 50 milliards d’euros ? Les experts, dont la Cour des comptes, s’accordent à pointer en premier lieu le gisement d’économies potentielles dans le secteur de la santé et la gabegie du mille-feuilles des collectivités territoriales. Deux dossiers ultrasensibles en pleine campagne municipale. Touche pas à mon hôpital, s’écrie le maire, également président du conseil de surveillance. Un DG d’ARS par trop dévoué à la défense des deniers et de l’intérêt publics vient d’en faire les frais, c’est dire ! Touche pas à mes mandats… des efforts, oui, mais pour les autres. Puisse le récent séjour américain de notre président lui rappeler combien Barak Obama s’est battu pour garantir à 40 millions d’Américains une sécurité sociale alors que nos gouvernements successifs laissent périr la nôtre. Puissent nos décideurs ne pas perdre de vue nos horizons et défendre les grandes valeurs de solidarité, d’équité et de liberté qui nous sont chères. Le non-choix (qui reste un choix !) ou celui à la petite semaine sont les plus coûteux d’entre tous. Au pied du mur, notre secteur a pris une décision grave, pénalisante, en menaçant de supprimer les stages d’infirmier(e)s. Sur le terrain, nous le savons, vous faites œuvre pédagogique auprès des écoles et des jeunes infirmier(e)s pour les convaincre qu’une solidarité des acteurs est notre salut. Certains ont reçu des lettres de soutien, d’autres de colère. Nos établissements MCO, SSR, psy ont prouvé leur esprit d’équipe. L’hospitalisation privée mérite une médaille d’or après avoir surmonté une bonne quinzaine d’années d’efforts. Touche plus à ma clinique !

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  1. Mardi 25 février 2014 à 12:41, par: Jean François Huet

    Bonjour,
    La politique de santé en France est régie par la politique et l’idéologie aux dépens de l’efficacité et de la rationalité .c’est ainsi qu’on a vu disparaître les urgences et la chirurgie lourde de la plupart des cliniques et que les respirateurs ont disparu de nos services de soins continus faute de moyens dédiés à l’activité de réanimation. Ceci oblige à transférer en post opératoire des patients ne nécessitant qu’une surveillance renforcée et quelques jours de ventilation assistée. Ceci se fait bien entendu par le truchement du SAMU pour un coût totalement prohibitif.L’imbecillite idéologique coûte cher…L’inhumanité en est d’ailleurs le corollaire car il est de plus en plus difficile de  » placer » un patient âgé en service de réanimation et on se retrouve souvent avec un patient qu’on n’a plus le droit de garder et dont on ne sit plus quoi faire….
    Le remorqueur fiscal ne pourra pas éternellement traîner l’épave sécu et tous ceux qui tentent de survivre malgré son naufrage.

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