Le ministère de la Santé met nos nerfs à rude épreuve. En février et mars dernier, nos établissements de santé se mobilisaient de façon historique contre les iniquités de traitement de notre secteur qui nous poussaient à la fronde. Un compromis de crise était signé, où en est-on sept mois après ? L’avancée des deux principaux points – un référentiel d’éligibilité des établissements de santé privés aux financements MIGAC /FIR pour ce qui concerne le MCO prévu fin mars, et un process de simplification des normes prévu fin avril – ne sont mesurables qu’au microscope. Voilà pourquoi cette sortie de crise vire à la crise de nerfs ! De patience, nous ne manquons pas, mais de clairvoyance non plus. Y a-t-il une réelle volonté du gouvernement à tenir ses engagements ? Le mode d’action choisi au printemps dernier impactait les étudiants infirmiers, et nous nous en sommes largement expliqués auprès d’eux, pour le reste, il était indolore. Doit-on en déduire que là réside son principal défaut ? Certains d’entre nous, en fonction d’une situation particulière, estiment échapper aux mesures déjà mises en place ou aux menaces à venir, mais ce qui est certain, c’est qu’aucun n’évitera la décroissance programmée de notre secteur. Si le gouvernement ne manifeste aucun signe tangible à très court terme, une riposte d’une autre nature va s’imposer et se prépare d’ores et déjà. A suivre.

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