Le combat mené par notre secteur fin 2014 n’aura pas été vain : les avancées obtenues sur le Service Public Hospitalier (SPH) ont bien été reprises par deux amendements déposés par le gouvernement et essentiels pour notre avenir. Ils réintroduisent dans la loi d’une part, une absence de lien entre appartenance au SPH et autorisation et, d’autre part, une association de fait (et non appartenance) au SPH pour les établissements privés disposant d’un service d’urgence. Examinés et acceptés dans leur recevabilité par la commission des affaires sociales, ces amendements devraient mécaniquement être votés par l’Assemblée nationale souveraine dans une procédure accélérée. Nos deux plus grosses alertes rouges sont désormais éteintes, notre mobilisation a payé. Certes le compte n’est pas tout à fait bon et il nous faudra encore attendre courant mai le vote définitif de la loi, mais aussi rester extrêmement vigilants sur de nouveaux amendements qui ne nous seraient pas favorables.

En revanche, nous avons perdu sur le fond, c’est-à-dire sur la reconnaissance de notre activité dans les territoires, de notre place légitime d’acteurs de service public dans le paysage sanitaire. D’une famille différente, nous resterons des enfants illégitimes auxquels l’héritage politique d’un système de santé pour tous et solidaire est refusé. Très bien, nous apprendrons à vivre sans le « statut social » de SPH, mais nous ne lâcherons rien de nos droits et devoirs… et plus, nous créerons notre « Service Privé Hospitalier » !

Share
Cette entrée a été publiée dans Combats. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*