J’étais jeudi dernier à la 15e journée nationale de l’hospitalisation à domicile, organisée sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy. Cette journée s’inscrivait dans une réflexion sur la santé et l’éthique : comment concilier le moment de vie dégradée que représente l’hospitalisation avec le respect des choix et de l’intimité du patient ? La HAD est au cœur de ces questions et entend améliorer significativement le temps de l’hospitalisation.

400 personnes ont assisté à cette journée de réflexion et de débats que j’ai trouvés intéressants. Une belle réussite au cours de laquelle j’ai remarqué le discours porteur d’ouverture d’Annie Podeur, directrice de la DGOS et interlocutrice de la FHP-MCO qui souhaite ouvrir les HAD à tous les instituts sociaux et médicaux sociaux. Elle-même répondait au discours d’ouverture d’Elizabeth Huber qui porte toujours haut et fort les couleurs de l’HAD et l’insuffisance de moyens dédiés à la prise en charge des patients.

L’hospitalisation à domicile n’est pas un sujet clos : c’est une offre en devenir, qui n’a pas encore atteint son plein potentiel. Au cœur des freins, les tarifs souvent trop faibles, qui mettent l’offre et les praticiens sous pression. Il y a un coût de l’hospitalisation à domicile, qui nécessite un volume minimum d’actes pour s’y retrouver, et ce n’est pas toujours le cas.

Autre frein, le rôle prescripteur joué par médecins libéraux, qui pourraient s’intégrer davantage dans le processus.

Enfin, la HAD pourra difficilement se développer sans patients : je reviens de cette journée avec le sentiment d’une méconnaissance forte de ce mode d’hospitalisation. Sans la notoriété suffisante, et la confiance des patients, la HAD restera en devenir. Mais qui parmi vos proches connaît ou a déjà pratiqué ce mode d’hospitalisation ?

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