L’agenda parlementaire donne le tempo de la rentrée syndicale avec le vote du budget de l’Etat et à sa suite celui de la sécurité sociale dont les débats démarreront le 15 octobre. Une échéance cruciale pour nous car même si l’augmentation de l’ONDAM n’est pas celle de nos tarifs, la première prédispose la seconde. Nous n’avons que peu de prise sur ces premiers grands arbitrages qui fixent les principales masses financières accordées aux différents ministères. Pour 2014 et malgré la situation de crise que traverse notre pays, l’ONDAM augmente de 2,4%. Un effort certain. Rappelons que nombre de secteurs économiques rêveraient d’une telle solvabilité garantie, et même légèrement accrue, de leurs clients. Toutes les énergies sont tendues en faveur de la pérennité de notre système solidaire de sécurité sociale, rempart de notre démocratie mais aussi modèle économique qui motive les investisseurs nationaux et internationaux à considérer notre activité de santé. Les éléments du PLFSS sont désormais connus et notre travail peut démarrer pour se poursuivre jusqu’en février à la veille de la publication de nos tarifs. Technique, juridique, politique, tous les aspects sont appréhendés par notre équipe et les argumentaires déployés. En juillet à l’Hôpital privée de Trappes, la visite de notre ministre laissait supposer qu’une attention nous était consentie et pouvait se traduire dans le PLFSS… Sans jamais nous départir de réalisme et de lucidité, l’heure était alors à l’optimisme, elle est aujourd’hui à celle de l’interrogation. Les quelques bonnes surprises – facturations des consultations externes de nos médecins salariés, financements dérogatoires pour les établissements isolés, n’effacent pas les mauvaises, principalement celle de la dégressivité des tarifs par établissement au gré du volume d’activité qui est tout simplement inacceptable et impensable. Par ailleurs, nous sommes surpris de voir reporter aux calandes grecques (en 2018) la facturation des séjours hospitaliers publics. Comment est-ce possible que les établissements de santé publics ne soient même pas en mesure de facturer leurs propres actes… !….. Le CA de la FHP-MCO a fait le choix de rester au sein d’une enveloppe unique public/privé de financement, la transparence des coûts de l’hôpital nous concerne donc au premier chef. Enfin, notons que l’essentiel des points du PLFSS nous concernant sont soumis à au moins 7 décrets d’application et un arrêté, ce qui sous entend l’élaboration d’un plan d’actions graduées.

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