Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la biodiversité. L’occasion de nous poser la question : sommes-nous – établissements de santé privés MCO – une espèce en voie de disparition ? Certains s’étaient prêtés au jeu du portrait chinois et à la question « et si l’hospitalisation privée était un animal, quel serait-il ? », j’ai trouvé beaucoup de lions, de léopards, quelques renards, des chevaux (de course) et un chat. Quel est le développement durable que nous autorise l’état de droit où notre statut privé nous priverait du droit d’exister ? Dans le projet de la Stratégie nationale de santé, les hôpitaux, les ESPIC et les centres de lutte contre le cancer auront, par principe, l’autorisation d’exercer des missions de service public. Tiers état, nous contenterons-nous du fait du prince pour obtenir notre droit à soigner ? Si ce principe peut paraître clair appliqué aux établissements publics, de quelle logique relève-t-il en ce qui concerne les ESPIC ? C’est pas la fête de la biodiversité ! Voici un étrange système qui s’interdit de favoriser les espèces compétentes qui le composent, de bénéficier de la qualité de leurs productions, contraint le choix de ses usagers, et fait fi d’une gestion responsable de ses ressources. Nos établissements sont précisément ces espèces essentielles pour l’équilibre de leur environnement et, de surcroît, douées d’une grande faculté d’adaptation. En relisant vos réponses au portrait chinois, c’est sûr, je n’ai trouvé aucun ornithorynque !

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