Notre ministre développe à ce point le concept de la transparence, qu’elle atteint progressivement l’invisibilité. La sienne tout d’abord. Image vidéo à Lyon, elle n’était qu’un souvenir hier à Paris, aux vœux de la profession qu’elle n’a pas plus honorés que notre congrès en décembre dernier. La nôtre ensuite. Personne n’était mandaté pour porter sa parole.

Nous nous sommes donc souhaités santé et prospérité mais surtout reconnaissance car être invisible au yeux des autres est profondément blessant. Alors que nous pourrions inscrire sur le fronton de nos cliniques la devise de notre pays « liberté, égalité, fraternité », un sentiment étrange s’installe : notre liberté est quotidiennement entravée, notre égalité dépend de notre statut juridique et notre fraternité est oubliée.

Le droit d’être au service de la santé de nos concitoyens est-il en France un droit du sang ou un droit du sol ? En 2013, munissez vous de vos lunettes de soleil, nous cultiverons notre visibilité.

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