Aujourd’hui, pas de pause déjeuner pour les facturiers ! Si les tarifs de la campagne 2016 sont publiés au JO depuis une semaine, ce n’est qu’à partir de ce 15 mars que nos établissements peuvent techniquement produire leurs factures aux nouveaux tarifs. 15 jours de no man’s land que nous mettrons des semaines à rattraper.

En mars 2014, nous étions déjà en résistance. Face à l’autisme du gouvernement, nous étions contraints de bloquer les stages infirmiers, afin de dénoncer la situation dans les médias nationaux et régionaux : des tarifs imposés qui diminuent et qui sont inférieurs à ceux des hôpitaux publics. En mars 2015, frappés de plein fouet par une campagne tarifaire d’une violence sans précédent, nous défilions à Paris aux côtés des médecins, à l’occasion d’une grande mobilisation nationale. En mars 2016, l’histoire se répète.

Le dénominateur commun de ces trois mois de mars successifs : une diminution de nos tarifs, et un gouvernement qui reste sourd et aveugle à nos arguments et nos protestations.

Et pourtant, la reprise sur nos tarifs de l’effet CICE et du pacte de responsabilité est lourde de conséquences. Elle induit mécaniquement une diminution de notre capacité à investir et des suppressions d’emplois pour les plus fragiles d’entre nous. Mais nos dirigeants n’ont-ils pas de vision à long terme pour le secteur de la santé ?

Alors que le Ministère devrait s’inspirer de nos organisations et de nos pratiques pour insuffler dans l’ensemble du système les notions d’efficience, d’adaptabilité, d’innovation, il préfère nous asphyxier « pour des raisons d’équité avec le secteur public » ! Cela nous ferait rire, si ce n’était dramatique. Il y a manifestement et définitivement un parti pris politique et dogmatique contre l’hospitalisation privée que nous ne pouvons changer. Dont acte.

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