Une épidémie de grippe frappe notre pays et notre système de santé semble vaciller. Que penser alors de sa capacité à répondre à une situation sanitaire exceptionnelle ?

Nous assistons depuis quelques semaines à un afflux massif des patients dans les services d’urgence. Cela conduit à des prises de parole pour capitaliser sur cette actualité afin de pousser ses propres revendications. Mais la grippe est aux hôpitaux ce que la rentrée scolaire est aux médias, une séquence attendue. Chaque année, la grippe fait émerger au grand jour les faiblesses de notre système, sans pour autant le déstabiliser.

Médecins généralistes, urgentistes libéraux et cliniques n’ont pas attendu les recommandations pour faire leur métier et exercer leurs responsabilités. L’activité en urgence de notre secteur a augmenté, en proportion des autorisations de services d’urgence qui nous sont accordées, comme celle des prises en charge des pathologies afférentes à la grippe. Nos Cliniques et Hôpitaux Privés ont, en toute situation, le sens du service au public et particulièrement en ce moment.

Parallèlement, il faudra trancher le débat sur la vaccination contre la grippe. Est-elle un moyen de protection individuelle à conseiller à des populations fragiles ciblées ou une obligation de protection collective ? Est-on capable de se prononcer sur l’efficacité du vaccin contre la grippe et pour qui ? Le cas des professionnels de santé doit être débattu.

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation de tous et à la complémentarité avec la médecine de ville et l’ensemble des acteurs hospitaliers publics, privés et associatifs.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

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