A la même époque que les feux d’artifice du 14 juillet, il est d’autres feux qui n’ont rien d’un artifice et brillent sur les revers des vestons : la légion d’honneur.
Cette année encore, parmi les quelques 70 personnes récompensées dans le domaine de la santé, moins de 5 exercent a priori dans le secteur privé libéral. Difficile de croire que notre univers laisse éclore aussi peu de personnes méritantes aux yeux de la nation.

A l’aune de quels critères le mérite est-il donc évalué ? Certes, nous le savons, le monde hospitalo-universitaire n’évolue pas avec la même boussole que nous. Cela étant, le respect des valeurs fondatrices de notre République, comme de celles qui régissent le Serment d’Hippocrate, est identique quel que soit le secteur.
N‘avons-nous pas assez de « candidats » ? Rappelons que ce sont les ministres qui identifient les futurs décorés et s’appuient pour cela sur le corps social. Ici, possiblement le bât blesse : les professionnels de notre secteur sont peu introduits dans les ministères, et ils communiquent moins que d’autres sur ce qu’ils font.

Enfin, parmi les heureux élus, les femmes se cherchent à la loupe. Voilà au moins une « égalité » avec nos amies du secteur public … dont on se serait toutefois passée !

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