Bouée des français, noeud au coeur de notre système sanitaire, les services d’urgences cristallisent toutes les émotions et les tensions des patients et des professionnels de santé. Après les coups de gueule des urgentistes du public, c’est à notre tour de prendre la parole. La gestion régionalisée des urgences est trop souvent technocratique et éloignée des réalités du terrain. Elle demande une remise à plat des ressources financières et sanitaires. A quoi cela sert-il de pouvoir disposer d’un service d’urgences à moins de 30 minutes de chez soi – comme l’as promis le président de la République, si, une fois sur place, on doit y attendre quatre heures avant d’être pris en charge ? Il est évident que si l’on veut trouver des solutions à l’engorgement chronique des urgences et améliorer les capacités et la qualité de l’accueil des patients, il manque sur l’ensemble du territoire au moins une quarantaine à une cinquantaine de structures. Plusieurs dizaines de demandes d’ouverture de services d’urgences privés pourraient être formulées si on partait réellement des besoins de la population : les SROS Urgences sont à revoir  pour une juste évaluation des accueils ! Si la population savaient que certains SMUR et pompiers privilégient systématiquement l’hôpital public au détriment des services d’urgences privés, même lorsque ces derniers peuvent répondre aux besoins et sont plus proches, que penseraient-ils ? Nous sommes plus que prêts à remplir cette mission de service aux publics, si nos tutelles sont régulatrices et non juge et partie. Si nos tutelles conduisent les actions nécessaires sur les SROS, nous serons candidats !

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