Le changement climatique s’exprime dans de nombreux points de la planète par un réchauffement. En France, l’élévation anormale des températures ne signifie pas seulement un agréable pique-nique un soir de mai ; elle réveille les souvenirs de la crise sanitaire de 2003 avec le sentiment que cela pourrait se reproduire, et notre responsabilité citoyenne.

La Ministre de la Santé a déclenché vendredi 1er juin dernier le Plan national canicule, actif jusqu’au 15 septembre. Nos établissements de santé feront face, en particulier leurs services d’urgence et les unités qui accueillent des patients fragiles. Les conduites à tenir ont été protocolisées et les environnements de soins adaptés. L’hospitalisation privée assumera la responsabilité populationnelle qui lui incombe, ainsi qu’elle le démontre à chaque épisode sanitaire aigu.

Une double injonction se présente à nous : d’une part développer des plans de prévention de proximité et accompagner au mieux l’adaptation aux environnements extrêmes en repensant des organisations de soins, et d’autre part agir pour ralentir l’emballement climatique auquel nous contribuons en tant que producteurs de gaz à effet de serre. Même si notre secteur diminue progressivement les impacts environnementaux de son activité, il nous reste encore beaucoup à faire.

L’enjeu est bien de concilier les court, moyen et long termes dans les décisions quotidiennes que nous sommes amenés à prendre, pour les patients qui nous font confiance, mais aussi pour nos professionnels afin de leur procurer une bonne qualité de vie au travail.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

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