Nombreuses sont les tutelles qui ont changé de tête ces trois derniers mois. Sont concernées les présidences de la HAS et de l’INCa (Agnès Buzyn remplace Jean-Luc Harousseau), la direction générale de la DGOS (Anne-Marie Armanteras-de-Saxcé succède à Jean Debeaupuis) et la direction adjointe du cabinet de la ministre (Nicolas Péju est le nouveau directeur de cabinet adjoint, en remplacement de Raymond Le Moign). S’agit-il d’une décision volontaire ou non des intéressés ? L’histoire ne le dit pas.

Dans la sphère publique comme privée, disposer de mobilité professionnelle est un « plus » pour la personne comme pour l’organisation. Ces nouveaux arrivants ont fait allégeance à une communauté de pensée impulsée en plus haut lieu et ils s’inscrivent dans une hiérarchie solide. Mais notre inquiétude porte sur la continuité de service essentielle pour faire face aux enjeux, car ces changements créent inévitablement des ruptures dans le suivi des dossiers, au mieux temporaires, au pire idéologiques. Effet domino, en région, certaines décisions d’ARS sont reportées faute de directions nationales totalement opérationnelles. Il suffit d’observer les faits, en particulier dans les régions soumises à la gestion d’une fusion.

Nous n’avons évidemment aucune prise sur ces changements et ne pouvons que suivre le mouvement. Cela implique pour nous de rejouer toutes les scènes d’approche, tant la personnalité et le parcours de chacun inspirent les décisions. Il nous faut à nouveau déminer les préjugés à l’égard de notre secteur, réexpliquer les enjeux et les spécificités de nos établissements de santé privés. Beaucoup de temps à refaire et répéter, et autant d’énergie pour tenter de faire avancer les dossiers d’un responsable à l’autre.

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