Les voix, dont celle de la FHP-MCO, qui se sont offusquées de l’éviction du mot « santé » de l’intitulé de notre ministère, ont été entendues. La santé est à nouveau inscrite sur le fronton de notre tutelle. Car on attend beaucoup du secteur de la santé… déjà 10 milliards d’euros d’économies. En revanche, jamais on ne lui reconnaît son potentiel de création de richesses, ni on ne lui prête même l’ambition d’en créer. Nous savons que notre santé n’a pas de prix mais elle a un coût, savons-nous que l’activité de soins a un coût mais qu’elle n’a pas de prix ? Le CHU de Nice ne « vaut » pas les 577 millions d’euros de son chiffre d’affaires mais 1,456 milliard d’euros d’impact économique régional, nous enseigne la CCI de Nice. Combien chacun d’entre nous « vaut-il » ? Cette valeur de notre secteur n’est pas mesurée par les indicateurs de la CNAM ou par ceux du ministère de la Santé. Comment valoriser notre rôle d’aménagement des territoires français ou encore le dynamisme économique que nous impulsons au sein d’une région ? Sans omettre les 600 millions d’euros, de plus que les établissements publics, que paie à l’État l’hospitalisation privée, et qui eux sont bien mesurables… Notre valeur va bien au-delà de la Valeur actuelle nette (VAN), elle croît au fil du développement social et économique régional que stimule notre activité. A l’heure du plan de rigueur gouvernemental, du rapport Devictor qui menace la place de l’hospitalisation privée dans le paysage sanitaire, et d’un différentiel tarifaire de 21 % par rapport au secteur public, n’ayons de cesse de rappeler que nous exerçons le même métier avec les mêmes professionnels pour accueillir les mêmes patients. Nous sommes des créateurs de richesse pour notre pays !

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