Marisol Touraine le confirmait la semaine dernière à Marseille, avec toute l’assurance que lui confère sa fonction, et devant un auditoire mi-médusé : le process de la dégressivité est impulsé. Le comment, quand, pour qui, pour quoi, combien reste à préciser dans un décret à venir quand ce sera l’heure, mais le principe est acté ! Avec toute l’assurance présidentielle dont j’ai le loisir ici, je refuse le principe d’une dégressivité des tarifs corrélée à notre activité. Il est inconcevable de revivre les pires cauchemars de l’époque des comptages de lits ou de se bercer des doux rêves demain d’une redistribution d’activité vers les établissements de santé privés. Symboliquement, cela reviendrait à renoncer à notre logiciel libéral d’entrepreneur. La création de cet instrument de torture motivée par la régulation financière micro-économique masque celle d’un redoutable outil de planification des soins à la main de la tutelle. Nous déploierons les actions juridiques, les négociations techniques et administratives, en leur temps, à la parution du décret. Pour l’heure, c’est le drapeau de nos entreprises libérales que nous devons défendre. La dégressivité n’appartient pas à notre répertoire, c’est la progressivité que nous clamons. Préparez-vous dès janvier à des actions de mobilisation jusqu’ici jamais envisagées : la ligne rouge est franchie.

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