Le non-événement de cette semaine est bien la « Grande conférence de la santé », lancée par Manuel Valls il y a quelques mois, en contre-feu au plus fort de l’opposition au projet de loi de santé. Elle fait figure d’un os à ronger, alors même que la fête est finie avec une loi déjà publiée au Journal officiel, et des projets de textes d’application soumis à concertation depuis fin décembre 2015. Une faute de tempo autant qu’une faute de goût ! Ainsi va la démocratie sanitaire française, dont nous ne pouvons toutefois nous exclure dès lors que le financement de notre activité est socialisé.

Le vieux monde se meurt et le nouveau tarde à apparaître. Si le gouvernement annonce 170 nouvelles mesures de simplification en faveur du développement économique et de l’emploi, le choc de simplification en santé se résume pour l’heure à la suppression de l’accent circonflexe. Mais sur le terrain les modèles économiques évoluent : ELSAN s’éveille, Santé-Cité s’épanouit, le secteur de la médecine de ville n’est pas en reste avec Doctolib qui a levé 18 millions d’euros. L’erreur consisterait à laisser l’administration obscurcir notre horizon au point de nous le subtiliser.

Bien évidemment notre vigilance individuelle et collective doit être de premier ordre … sur la campagne tarifaire, la question du bénéfice raisonnable, les 230 textes à venir de la loi de santé. Mais tout cela ne doit pas nous faire oublier notre moteur premier : notre sens de l’entreprenariat. Nous serons les architectes du futur que l’on souhaite.

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