Nous le disons haut et fort depuis 2008, un différentiel moyen inexpliqué persiste entre les tarifs des soins prodigués à l’hôpital et en clinique. Certes, il semblerait s’amenuiser mais culmine toujours entre 18 et 22 % selon les sources. Alors que le gouvernement ne sait pas où donner de la tête pour faire des économies, et que la future loi de Santé menace de remettre en cause notre participation à l’offre de soins, cette vérité économique n’en est que davantage scandaleuse. Elle souligne d’une part, un dogmatisme à toute épreuve – mais tenable jusqu’à quand ? – et d’autre part, une résignation mortifère de réformer en profondeur. Car, comme le rappelait la FHP-MCO hier dans le Figaro, contraintes par des tarifs inéquitables, les cliniques ont appris à faire mieux avec moins au risque sinon de disparaître. Le rapport de l’ATIH publié lundi ne dit rien de moins en pointant scrupuleusement et sans discussion possible le différentiel du coût des actes très largement inférieur dans notre secteur. Le justifier par les goûts artistiques et la pointure du patient ne durera pas éternellement. Jusqu’à quand notre pays est-il prêt à tolérer et porter des primes compassionnelles pour combler les déficits au détriment de la promotion des plus efficients ?

Lamine Gharbi
Président du syndicat national FHP-MCO 

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