Que pèse notre secteur dans l’écosystème européen ? Quand à un bout de la chaîne de commandement, l’Europe tousse, à l’autre bout nos GHS peuvent diminuer. Certains appellent cela « l’effet papillon »…

La France s’est solennellement engagée devant le Conseil de l’Union européenne à réduire ses dépenses publiques : de 3,8 % du PIB en 2015, le déficit doit passer à 3,3 % en 2016 et à 2,7 % en 2017. Et la santé ne fait pas partie des secteurs préservés que sont l’éducation, la justice, la sécurité et l’investissement pour préparer l’avenir.

Nous observons cet effet « domino » : un déficit contenu à 3,3 % du PIB, une diminution de 0,8 % des dépenses publiques, un ONDAM qui passe de 2,05 % à 1,75 % et 3,3 milliards d’euros d’économies attendues sur la santé. Celles-ci s’articulent autour de quatre axes : développement de l’ambulatoire / amélioration de l’efficacité de la dépense hospitalière / réduction du prix des médicaments et promotion des génériques / amélioration de la pertinence des soins en ville et à l’hôpital.

Tout cela est inscrit dans le « Programme de stabilité 2015-2018 » de l’État et constitue une chape de plomb que notre colère ne fissurera pas. Dans ce contexte, rien ni personne ne changera les tendances de fond de la campagne tarifaire 2016 dont les premiers éléments connus ne sont pas bons.

L’enjeu pour nous réside alors dans les modalités de mise en œuvre qui doivent être transparentes, afin de veiller à une équité de traitement entre les acteurs. L’iniquité de traitement est de principe « intolérable ». Elle devient insupportable et mortelle dans un environnement économique déflationniste. Soyez-en certains, nous devrons nous battre avec davantage de rage encore pour obtenir non seulement une équité dans les financements, mais aussi, nouveauté, une équité dans les économies.

2016 ne sera pas l’année de la résignation, mais celle de tous les combats. Le nôtre avant tout !

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