Je participais hier à la journée thématique de la FHP-Dialyse, dédiée aux patients souffrant d’insuffisance rénale. Une centaine de participants venus de toute la France se sont réunis à la Maison des Polytechniciens à Paris pour réfléchir et débattre sur la prise en charge de ces patients.

J’aime ces réunions. Elles sont une pause dans notre quotidien survolté de professionnels de santé. Ces moments de pause sont nécessaires pour nourrir notre réflexion et interroger notre façon de travailler. Pas question, pour autant, de se laisser aller à la rêverie ! C’était une belle journée de discussion et de combat.

Sur ces combats, j’aimerais laisser la parole à Gilles Schultz, président de la FHP-Dialyse, qui vous expliquerait mieux que moi pourquoi nous militons pour que le choix du traitement revienne au patient. Je dirai simplement que les dialysés sont 61 000 en France (dont 33% dans le privé) ; certains font leur dialyse chez d’autres, d’autres en centre hospitalier…

Il y a aujourd’hui quatre modalités de dialyse et la FHP-Dialyse milite aujourd’hui pour que le patient puisse choisir entre ces modalités, informé bien sûr des préconisations des professionnels de santé. C’est un tout autre son de cloche que celui des autorités de l’Etat, qui font la promotion de l’auto-dialyse, sans prendre en compte les spécificités du patient dialysé : souvent âgés, dépendants, atteints de multiples pathologies, ces patients ont besoin de structure adaptées.

Tout faire, finalement, pour le bénéfice du patient. C’est à lui que nous voulons donner la parole aujourd’hui, car il n’est en rien un patient ordinaire : l’insuffisance rénale est une pathologie chronique, avec laquelle le patient vit au quotidien. Nos patients dialysés n’ont rien à voir avec ceux, souvent inquiets, déboussolés, que nous voyons dans nos services d’urgence. Les auto-dialysés font eux-mêmes leur traitement. Leur rapport à la pathologie est davantage apaisé ; ce sont des experts, des parties prenantes du système de santé.

Voilà pourquoi nous ne pouvions envisager cette journée sans eux. Un grand bravo donc, à tous ceux qui sont venus hier, bravo pour vos témoignages et bravo pour votre courage !

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