Protéger nos professionnels

Les cliniques et hôpitaux privés sont des lieux ouverts au public, où l’on accueille des millions de patients et d’accompagnants.

L’Observatoire National des Violences en milieu de Santé (ONVS) a enregistré en 2017 de la part de 446 établissements 22 078 signalements, qui recouvrent des incivilités, des violences et des actes de malveillance. Cette augmentation de plus de 25 % par rapport à l’année précédente exprime une tendance, celle de l’augmentation des faits et/ou des déclarations.

Nous tenons tous en interne nos propres bases d’événements indésirables et nous tentons d’y apporter des réponses, tant en direction de nos patients que de nos professionnels. Néanmoins, notre participation à un travail collectif national est requise et vos déclarations – qui restent anonymes pour les personnes et l’établissement – permettraient un état des lieux plus précis des réalités de terrain.

Outre les délits et crimes caractérisés qui nécessitent un appel à la police et à la justice, demeure une violence « ordinaire », pour le moins verbale. La prévention et la lutte contre cette nuisance sociale sont intimement reliées au sujet de la qualité de vie au travail, et par répercussion à celui de la qualité des soins. Nous sommes bien ici au cœur de notre mission.

Les principes élémentaires de civisme et de vie en société ont besoin d’être remis à l’honneur au sein de nos établissements. Et nos salariés ont besoin d’être régulièrement formés pour gérer des situations de tension, mais aussi pour apprendre à mieux communiquer auprès des patients et des accompagnants. La sûreté de l’établissement est l’affaire de tous.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

Télécharger le rapport 2018 (données 2017)

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Atelier « Naissance » le 27 juin

Les groupes experts de la FHP-MCO sont des ateliers où l’on démonte et remonte le moteur de nos métiers. Les membres sont des directeurs de clinique, ainsi que des collaborateurs ou des médecins, experts dans leur domaine : ils dressent des constats, les valident avec leur expérience, puis élaborent des recommandations pour leurs pairs.

Le groupe expert Naissance recevait au mois d’avril Eric Haushalter, Responsable du département de la coordination et de l’efficience des soins à la CNAMTS, afin de connaître l’impact du Programme d’accompagnement du retour à domicile (PRADO) après accouchement et d’en tirer des enseignements clairs pour notre secteur.

D’après les résultats présentés, la durée moyenne de séjour pour accouchement par voie basse s’élève à 2,78 jours dans un établissement PRADO et à 3,28 jours dans un établissement témoin, soit un écart moyen de 0,5 jour. Cet écart diminue légèrement pour les accouchements par césarienne (respectivement 4,27 j et 4,55 j). 97 % des parturientes sont contactées par une sage-femme dans le cadre du PRADO, versus 45 % pour celles accueillies dans un établissement témoin. Malheureusement et malgré nos demandes, la CNAMTS n’a toujours pas communiqué d’évaluation économique qui permettrait d’apprécier l’efficience du dispositif PRADO.

Le principe du protocole est ici plus intéressant que l’outil, qui n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il est conçu et mis en place par les professionnels de santé eux-mêmes. Dans tous les cas, dès lors qu’il est organisé, le retour à domicile, dernière séquence du parcours de soin, a toutes les chances de se dérouler dans les meilleures conditions. Ce hors champ, en apparence loin des yeux des professionnels de santé hospitaliers mais près du cœur des patients, pèse largement dans la satisfaction générale de ces derniers.

Le groupe expert Naissance est particulièrement actif et ses membres travaillent pour vous tout au long de l’année. Ils invitent les directeurs des maternités, leurs sages-femmes, leurs obstétriciens et leurs pédiatres, à un atelier « Naissance » extraordinaire, lors de la Journée métiers organisée par la FHP-MCO le 27 juin au Châteauform’ Le Métroplitan, Paris 17ème.

Inscrivez-vous en cliquant sur le lien suivant *

Nous espérons vous y retrouver nombreux.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

(*) cette journée est réservée aux adhérents de la Fédération de l’hospitalisation privée

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Le cycle des saisons

Le changement climatique s’exprime dans de nombreux points de la planète par un réchauffement. En France, l’élévation anormale des températures ne signifie pas seulement un agréable pique-nique un soir de mai ; elle réveille les souvenirs de la crise sanitaire de 2003 avec le sentiment que cela pourrait se reproduire, et notre responsabilité citoyenne.

La Ministre de la Santé a déclenché vendredi 1er juin dernier le Plan national canicule, actif jusqu’au 15 septembre. Nos établissements de santé feront face, en particulier leurs services d’urgence et les unités qui accueillent des patients fragiles. Les conduites à tenir ont été protocolisées et les environnements de soins adaptés. L’hospitalisation privée assumera la responsabilité populationnelle qui lui incombe, ainsi qu’elle le démontre à chaque épisode sanitaire aigu.

Une double injonction se présente à nous : d’une part développer des plans de prévention de proximité et accompagner au mieux l’adaptation aux environnements extrêmes en repensant des organisations de soins, et d’autre part agir pour ralentir l’emballement climatique auquel nous contribuons en tant que producteurs de gaz à effet de serre. Même si notre secteur diminue progressivement les impacts environnementaux de son activité, il nous reste encore beaucoup à faire.

L’enjeu est bien de concilier les court, moyen et long termes dans les décisions quotidiennes que nous sommes amenés à prendre, pour les patients qui nous font confiance, mais aussi pour nos professionnels afin de leur procurer une bonne qualité de vie au travail.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

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Les centres de soins non programmés privés remis en cause ?

Commençons par le positif. Sur les 19 propositions du rapport « Organiser les soins non programmés dans les territoires » du député Thomas Mesnier, remis à la Ministre ce mois-ci, la proposition n°7 a retenu notre attention. En effet, elle appelle à une orientation des ARS vers des missions d’accompagnement et d’appui, plutôt que de contrôle, et invite à la simplification des cahiers des charges. La confiance accordée aux professionnels de santé et la facilitation des projets sont des fondamentaux chers au syndicat, et nous en surveillerons le respect dans l’éventuelle mise en œuvre de labellisation des organisations de soins non programmés (proposition n°2).

Nous sommes en revanche fortement interpellés par la présentation à charge faite des centres de soins non programmés adossés à un établissement de santé privé. La stigmatisation des patients qui ont recours à ces centres, que le rapporteur définit comme une population « active pressée » et « consumériste » de soins inutiles, dénote d’un parti pris pour le moins surprenant ne s’appuyant sur aucun élément factuel avéré, et d’une méconnaissance du terrain.

Selon le rapport, lorsque les centres de soins non programmés sont adossés à un hôpital public, « l’intégration dans l’hôpital facilite la lisibilité pour le public ». Mais lorsque les centres de soins non programmés sont « contraints de s’adosser à des établissements lucratifs », alors cela créerait « un risque de désorganiser les parcours de soins du territoire par une implantation non pertinente et de favoriser une demande de soins et d’examens complémentaires non justifiée ». C’est le retour d’une vision manichéenne et rétrograde de l’offre de soins, car faut-il le rappeler, statut n’est pas vertu !

Le secteur privé développe une offre de santé de proximité pour répondre aux besoins réels de la population et selon des modalités visant à garantir qualité et sécurité des soins aux patients, contrairement à ce que l’on peut lire dans ce rapport, dont certains passages visent à jeter le discrédit sur des professionnels responsables qui remplissent une vraie mission de service public. Soulignons que ces centres de soins non programmés viennent le plus souvent pallier le refus d’ouverture d’un service d’urgence et connaissent une forte affluence.

La conclusion de ce rapport est que « de tels centres intermédiaires ne peuvent être encouragés et financés que s’il n’existe aucune offre alternative dans un rayon géographique raisonnable » ! Si les centres de soins non programmés privés sont remis en cause « en raison d’un risque de désorganisation », il s’agira de nous présenter les résultats de l’évaluation dont se prévaut l’auteur et surtout d’en préciser les critères d’appréciation. Un ostracisme peu compatible avec la volonté politique affichée de répondre aux enjeux de santé publique, qui sont longuement rappelés dans le rapport et dont nous vérifions tous les jours dans nos cliniques la réalité.

Suite à l’élection du Président Macron et au souffle de renouveau qu’il apportait, nous formulions le vœu qu’il fasse confiance aux professionnels de terrain dans toute leur diversité. Gageons que cette présentation à charge ne sera pas retenue comme élément de décision.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

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E-satis s’étend à l’ambulatoire

Le développement d’indicateurs de résultat répond à l’objectif d’évolution des outils de mesure de la qualité et de la sécurité des soins, inscrit dans la Stratégie Nationale de Santé 2018 – 2022. Nous soutenons cette démarche, qui permet aux professionnels de s’évaluer, donc de s’améliorer, et apporte de la transparence des pratiques et des résultats auprès du grand public.
Pour sa part, e-satis donne la parole à l’usager en le plaçant légitimement au centre de l’évaluation de la satisfaction des patients. Si l’indicateur est nécessaire, l’outil doit être amélioré afin de mesurer de la manière la plus fidèle la satisfaction de tous les patients, tous types de prise en charge confondus.

La FHP-MCO s’était émue du faible nombre de patients sur lequel pouvait se baser cet indicateur, puisqu’il suffit de 30 questionnaires retournés pour attribuer une note à l’établissement. Quand on sait que ce sont les mécontents qui répondent prioritairement aux enquêtes de satisfaction, il est donc essentiel d’augmenter le nombre de répondants.

Parallèlement, la FHP-MCO avait milité pour que les prises en charge ambulatoires, qui représentent une part essentielle des séjours dans nos établissements, ne soient plus exclues de l’indicateur. C’est donc avec satisfaction que nous constatons que l’indicateur e-satis s’étend à présent aux patients ambulatoires.

Au-delà de la note globale obtenue, les résultats deviennent peu à peu exploitables par les équipes, qui y trouveront des axes d’amélioration de leurs pratiques. C’est pourquoi nous devons garantir collectivement que le résultat des indicateurs soit bien le reflet de la qualité des prises en charge, dans l’intérêt de tous.

Ségolène Benhamou
Présidente de la FHP-MCO

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