Le ministère de la santé parle beaucoup aujourd’hui de la consommation d’alcool chez les ados. Ce n’est pas en tant que président de la FHP-MCO que je souhaite m’exprimer à ce sujet mais en tant que père de famille. Je ne crois pas que mes enfants soient secrètement alcooliques et j’ose espérer qu’ils ne me cacheraient pas cette situation, ou que je m’en rendrais compte… Mais malheureusement cet espoir est contredit par les études, qui montrent que c’est justement sur ce genre de sujets que les ados prennent leurs distances vis-à-vis de leurs parents.

Les campagnes de l’INPES ont attiré l’attention sur une forme de consommation d’alcool dont je n’arrive même pas à comprendre l’intérêt : le « binge drinking », aussi appelé « biture express ». Le principe est d’ingérer la plus grande quantité d’alcool possible en un minimum de temps pour atteindre l’ivresse maximale. Je ne suis pas fondamentalement contre l’alcool sur le principe. Mais cette attitude-là, je ne la comprends pas. J’ai du mal à voir ce que cela peut avoir de festif. Imaginer des ados s’adonner à ce comportement me rend triste plus qu’autre chose : je ne peux m’empêcher de penser qu’une telle recherche d’ivresse est le signe d’un malaise profond, qui pousserait les ados à s’oublier, en groupe.

Ce qui me rassure, c’est que ce genre de pratiques n’est pas très répandu, et toucherait un adolescent sur 30, environ. Cela reste un de trop. L’éducation des enfants et des jeunes ados face aux risque d’une consommation addictive d’alcool devrait faire partie des priorités. J’espère de tout cœur qu’avec une meilleure implication des parents, et une sensibilisation au plaisir d’un bon vin par exemple, on se sera débarrassés ou presque de ce genre de comportement.

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