Nous avons lancé ces derniers jours une campagne de communication dans la presse nationale, sur deux sujets qui nous tiennent à cœur, encore et toujours : les urgences et les actes lourds.

Combien de gens en France savent que bon nombre de cliniques privées disposent d’un service d’urgence ouvert jour et nuit ? Je suis convaincu que le chiffre déplairait aux directeurs de ces cliniques… De la même façon, nous disposons de 25% des capacités d’accueil mais nous assurons pourtant 36% des prises en charges et près de la moitié des actes lourds de chirurgie (c’est-à-dire, pour simplifier, les interventions qui nécessitent un plateau technique important – surveillance continue, soins intensifs, réanimation). Combien de gens en ont conscience ?

Tout cela, j’en suis certain, n’est pas connu du grand public.  Nous avons donc lancé la campagne « Agir pour la santé » afin d’aborder ces thèmes et de parler de nos établissements, mais surtout, de défendre un meilleur accès aux soins ! Il y a, je crois, une grande méconnaissance dans l’opinion publique quant au rôle assuré par le secteur privé dans la santé, et je souhaite vivement, au travers de ce blog comme au travers du site agirpourlasante.fr, que nous puissions lever cette incertitude qui pèse pour nous comme pour tout le système de santé.

Allez sur agirpourlasante.fr, faites le quiz que nous vous avons préparé : vous aurez peut-être des surprises.

Aller sur Agir pour la santé

Share
Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.
  1. Vendredi 20 mai 2011 à 11:02, par: Blaise

    Bonjour,

    Étonnant du coup que vous, acteurs honnêtes, intègres, humanistes, nécessaires – ça je n’en doute pas – (…) de la santé donc, ayez besoin d’une telle campagne.

    Comment expliquez-vous que le public ne soit pas au courant ? Pour ce secteur de service public donc, une campagne qui s’apparente presque à de la publicité, est-elle adaptée ?

    Quelle est votre vision à long terme de la situation hospitalière en France donc ? Les rôles de l’hôpital public et de l’hôpital privé seront-ils les mêmes ? Quel sera le modus vivendi pour tout ce petit monde ?

    Votre propos me parait trop … « commercial » disons, très partial en tout cas, par rapport à ce que je peux entendre de proches travaillant justement dans le secteur de la santé et en cherchant du coup un peu je tombe sur cet article http://www.telerama.fr/monde/le-pr-andre-grimaldi-une-consultation-pour-etre-rentable-devrait-durer-douze-minutes,67034.php

    Quel problème règle l’hospitalisation privée ? Pourquoi ce problème existe dans le public ? Quel est l’intérêt pour le patient au final ?

    Merci.

  2. Mardi 24 mai 2011 à 14:42, par: Lamine Gharbi

    Bonjour Blaise et merci pour vos questions très justes.

    L’explication est simple : depuis 10 ans, une clinique ferme toutes les semaines. En effet, 50 établissements de santé privés ont fermés, soit définitivement, soit par regroupement.

    Nous militons très ouvertement pour que les établissements de santé privés aient une juste rémunération. C’est important pour nous bien sûr, mais ça l’est pour le patient aussi, car ce n’est pas qu’une question financière. Une clinique qui n’a pas les moyens d’investir est une clinique, comme toute entreprise, qui ne peut plus rendre le juste service. Dès lors, ce qui était un problème de financement devient un problème de prise en charge, un problème de santé… et le patient ne s’y retrouve plus.

    Il y a, il me semble, beaucoup de préjugés et d’idées reçues sur le secteur privé : réservé aux classes aisées, réservé aux interventions légères et à la chirurgie esthétique… Tout cela ne se justifie pas, à nos yeux. Je crois qu’il n’y a pas plus légitime que de vouloir casser les préjugés qui pèsent sur vous. Pourquoi ces préjugés existent ? Vous posez là une question très juste, à laquelle je n’ai pas de réponse.

    Nous ne cherchons pas à jouer les « caliméros » mais il n’est pas envisageable que nous ne fassions rien. Informer, lutter contre les idées reçues, c’est notre rôle et il n’y a pas de honte à défendre ses intérêts. Par exemple, il y a au moins une erreur dans l’article que vous citez : il affirme que des services d’urgence ouverts 24h/24 ne seraient d’aucune utilité pour le secteur privé alors que nous en avons 134 en France et qu’une centaine de demandes d’ouverture de nouveaux services d’urgences attendent une réponse de l’Etat… et nous accueillons dans ces 134 services plus de 2,2 millions de patients par an !

    Nous ne voulons pas prendre la place du secteur public : nous assurons la même mission, nous faisons le même métier et nous assumons les mêmes missions de service public. Mais nous croyons fermement que le patient doit pouvoir choisir entre un hôpital public et une clinique privée, et nous sommes là pour faire en sorte que ce choix continue à exister. Le choix, donc la concurrence, constitue une saine émulation pour maintenir une dynamique et un haut niveau de notre secteur hospitalier public et privé.

    Restant à votre écoute,
    Lamine Gharbi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*