Nous avons cherché, en vain, lors des précédentes élections nationales, à placer la thématique santé dans les grands débats de société. Même si la santé est une forte préoccupation des Français, elle n’était pas alors dans les radars des candidats.

L’actuel projet de loi et son approche très politique du système de santé a réussi le tour de force, d’une part, d’unir tous les médecins contre lui, et d’autre part, de faire de la santé un sujet différenciant des grands candidats aux primaires à venir.

Peu à peu, nous constatons que nos demandes de rendez-vous sont prises en considération, mieux, nous devenons intéressants.

Les prises de position de notre fédération dans la presse, nos actions, et l’extrême dynamisme des médecins amènent progressivement les citoyens à se forger une opinion sur des questions de gouvernance de la santé, jusqu’alors des sujets d’experts. Ils comprennent que les raisons de ces agitations pourraient un jour les concerner. Les politiques, à l’affût des soubresauts de l’opinion publique, intègrent à leur tour la santé comme un sujet majeur sur lequel leurs positions sont attendues.

Nos futurs dirigeants nous écoutent, en retour que nous disent-ils ? François Fillon, candidat aux primaires du parti Les Républicains, publiait jeudi dernier son programme santé.

Côté médecins, il plaide pour « une juste rémunération » : « On est dans un système où la consultation est moins chère qu’une coupe de cheveux ». Sans s’avancer sur des chiffres, il pose le principe d’une «revalorisation régulière de la rémunération des actes » et affiche son hostilité au tiers payant généralisé.

Surtout, il promet l’instauration d’une règle d’or pour venir à bout du déficit de l’assurance maladie : il s’agira de « résorber le déficit de l’année n dans l’année n+1 ».

Il prône le retour aux 39 heures à l’hôpital, la création d’une franchise médicale universelle, et veut poursuivre la recomposition de la carte hospitalière entamée par la loi HPST. « Le décloisonnement de notre système passe aussi par une meilleure association des cliniques au Service public. Arrêtons les guerres idéologiques ! Le service public hospitalier a beaucoup à apprendre des modes de gestion des meilleures cliniques » déclare-t-il.

Des promesses de campagne que nous saurons lui rappeler le moment venu.

Nous porterons à votre connaissance, au fur et à mesure, les positions des principaux candidats sur les questions de santé.

L’inlassable travail d’information en direction des décideurs est nécessaire. Chacun d’entre nous peut et doit apporter sa pierre à l’édifice. L’opération « à cœur ouvert » vous en donne l’occasion, et je compte sur vous pour inviter vos élus du 9 au 20 novembre dans vos établissements.

N’en doutez pas, votre engagement portera ses fruits !

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