La nouvelle est tombée : nous subirons peut-être une baisse des tarifs de l’ordre de 0,57% ! Avec une pointe d’humour noir, nous pourrions dire que nos trois précédentes années de stagnation des tarifs étaient finalement une période faste, sur le plan des recettes, mais déjà non en adéquation avec l’évolution de nos charges. Pour mémoire, nous avons dû trouver ces trois dernières années, 12% d’efficience dans la réduction de nos coûts. Parallèlement, l’hôpital déclarait « Silence…on dépense ». Alors que nous avons été vertueux en sous-exécutant de presque 100 millions d’euros notre enveloppe en 2012 (après 80 millions en 2011), 2013 verra notre triple peine : un régime fiscal défavorable par rapport à celui des autres secteurs hospitaliers, une allocation de ressources inéquitable, un risque fort de pénalisation anticipée dès 2013 en compensation du CICE (Crédit d’Impôt pour l’Emploi et la Compétitivité) applicable au mieux à partir de juin 2014. Baisser nos tarifs maintenant pour neutraliser le CICE demain conduirait à la faillite de 28% des établissements privés MCO/PSY/SSR, menaçant 40 000 emplois. Nous sommes des entreprises quand cela arrange et des hôpitaux quand cela dérange ! Rappelons que nous apportons annuellement 600 millions d’impôts et taxes (de plus que l’hôpital public) à la collectivité, cela fait quand même de nous des interlocuteurs crédibles ! La gravité des enjeux nous conduit conjointement avec la FHP et les syndicats de spécialité à solliciter très officiellement l’arbitrage du Premier Ministre et à s’exprimer auprès des médias hier matin pour dénoncer cette situation scandaleuse. Devons-nous voir dans l’accumulation des signaux inquiétants, une véritable déclaration de guerre à l’ensemble du secteur ? J’en suis convaincu.

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